Les conséquences psychologiques
Après une opération esthétique, les conséquences psychologiques sont :
- Le patient peut souffrir de dépression, et dans certains cas son mal-être peut devenir encore plus important qu’au moment du choix de l’opération, quelle que soit sa satisfaction. Le sujet peut souffrir de stress important après l'opération, il redoute le regard des autres. La raison principale est le sentiment de regret de son visage d’avant, si le résultat ne lui convient pas. Les risques de dépressions sont moins élevés chez les patients souhaitant seulement rajeunir leur image (lifting, injections botox …) que chez ceux cherchant à modifier ou créer une nouvelle apparence. Ces derniers ont plus de risques d’insatisfaction, et donc dêtre démoralisés. Lorsque le patient n’approuve pas son nouveau physique, celui-ci sera encore plus tenté d’avoir recours à une autre opération complémentaire.
- L'individu peut également être satisfait de son intervention chirurgicale mais les symptômes d’une dépression peuvent tout de même apparaître. Ces conséquences dépressives sont souvent dues à la raison de l’opération qui persiste, une enfance traumatisante par exemple, et non pas à l’image obtenue. Une dépression postopératoire demande souvent le suivi du patient chez un psychologue.
Mais dans la majorité des cas, l'amélioration corporelle va de pair avec une amélioration psychologique. Le patient se sent mieux, a davantage confiance en soi, arrête de se focaliser sur cette imperfection et se sent plus libre, plus épanoui. En vérité, il ne semble pas y avoir de règles en termes de satisfaction postopératoire. Les complications les plus fréquentes sont les réactions anxieuses et dépressives, dont l'incidence et la durée varient selon les auteurs.
En effet, dans le livre témoignage de Marie Dallée, To lift or not to lift, on apprend que le temps à revenir à une vie dite "normale" peut mettre un certain moment. Son chirurgien, lui avait pourtant promis qu'au maximun, au bout d'une semaine elle serait sur pied. Malheureusement, elle constate que ce n'est pas le cas, et qu'en plus d'être mal informée, elle enchaîne ensuite déprime sur déprime. Ce livre montre donc que l'amélioration physique est le meilleur moyen pour que l'état psychologique s'améliore aussi. On apprend également que les conséquences que reçoivent notre état psychologique suite à un changement physique, restent à vie. Le mal être peut revenir juste en y repensant.
Les conséquences psychologiques des régimes sont pour la plupart inconnues. Cependant, des études ont montré qu'après un régime, une personne peut développer un ou des troubles du comportement alimentaire comme l'anorexie mentale ou la boulimie. Cela s'exprime par la privation alimentaire que s'inflige la personne durant son régime, ce qui la pousser à ingérer de la nourriture de façon excessive. Afin de compenser cet apport calorique important, l'individu peut avoir recours à différentes méthodes telles que la prise de laxatifs, les vomissements ou l'exercice physique intensif. C'est ce qu'on appelle la boulimie.
Elle est très souvent liée à l'anorexie mentale, dans des cas où l'individu alterne les phases d'anorexie et de boulimie. Il ne faut pas confondre anorexie et anorexie mentale. Dans le premier cas, le patient a perdu l'appétit tandis que dans le second, il combat la faim. Une baisse dans son estime de soi est alors constatée. Lors de ces deux maladies, l'individu atteint est obsédé par son poids, parfois même jusqu'à penser que son image extérieure agit sur ses relations avec les autres. Ces personnes ressentent alors un sentiment de colère avec soi-meme, de frustration, et n'ont plus aucun plaisir à manger. De plus, le fait de faire un régime peut entrainer de l'inattention et de la lassitude mais aussi un déséquilibre nerveux. Selon certaines statistiques, l'anorexie aux Etats-Unis tue plus que le SIDA.
Des études ont prouvé que la guérison suite à ces maladies mentales est obtenue dans 50% des cas et que pour 1/3 des cas, les malades ont toujours, face à la nourriture, un comportement craintif. Malheureusement, environ 10% des anorexiques meurent des suites de leur maladie, par dénutrition ou suicide. Ce risque de décès fait de l'anorexie mentale un trouble à prendre très au sérieux. Cette maladie peut prendre très vite des dimensions graves, car on refuse souvent, par peur, de prendre du poids -malgré le fait que le poids actuel soit inférieur à la normale- de s'alimenter normalement. A long terme, cette maladie mentale peut entrainer un refus total de s'alimenter, et donc ammener la mort.